08/12/2006

UN TEXTE SUR CHERATTE

Un texte de Jean-Pierre LENSEN, Historien de la Ville de Visé (in n°6 Rendez-vous de l'Histoire)

Sous l'ancien régime, on mentionne une mine d'argent ainsi qu'une exploitation de schiste alunifère. Il subsistait en 1812 quatre fabricants de draps et de casimirs ainsi que trois carrières de piierre à bâtir, propriété de M. Dery.

L'annuaire Vandermaelen de 1830 nous donne une idée des activités économiques à Cheratte au début de notre nation : on y trouve MM. Lehasse, négociant en boissons, Comblain, fabricant d'étoffes, Baily, Charlier, Colleye, Comblain, Debouxhtay, Decortis, Demouli, Deuse, Detilloux, Dumoulin, Fraikin, Francis, Gordenne, Guyot, Jacquet, Kamalle, Kimbron, Maréchal, Mariette tous platineurs et armuriers; Boniver et Baron, propriétaires de mines.

En 1840, Henri Delvaux mentionne deux moulins, dans l'entre-deux-guerres, ne reste plus que le moulin du Vertbois.

Les armuriers et platineurs étaient encore plus nombreux il y a quelques années. La liste de ceux-ci dans le courant du 20ème siècle est parue dans les 1200 ans de commerce à Visé; citons les familles d'armuriers cherattois que nous avons rencontrées au gré des listes : MM. Bosly, Counet, Decortis, Delhoune, Delsupexhe, Deuse, Doutrewe, Dumoulin, Fissette, Fraikin, Froidmont, Gilliquet, Gillon, Grandjean, Herman, Jacquet, Leverd, Longle, Malchair, Maréchal, Mariette, Meyers, Montrieux, Purnelle, Randaxhe, Servais, Verdin, Warnant, Wilket. L'atelier-magasin Fissette, rue de Visé est le seul atelier d'armes qui subsiste actuellement.

La taille des limes est un autre secteur qui rend le village de Cheratte célèbre. Le dernier tailleur le limes à la main fut Noël Josse, secondé dans les dernières années de sa vie par son fils Toussaint. Ils travaillaient rue Petite Route, artère très industrieuse car on y trouvait plusieurs armuriers : Charles Troisfontaines, Louis de Cortis, Henri Donnay, Henri Cremer, Célestin Malchair ainsi que le messager Castadot.

Une étude universitaire a fait apparaître que le commerce de Cheratte constituait en 1987 avec ses 52 magasins 15 % du commerce du Grand Visé (352 établissements). On notait la grande part du secteur alimentaire (11 à Cheratte sur 50 dans le grand Visé), de l'ameublement-électricité (5 sur 28), de l'Horeca (15 sur 63) et des services 9 sur 44). L'évolution en un quart de siècle (1963 à 1987) a suivi la courbe de dimuntion du commerce de détail en Belgique : 109 commerces en 1963, 52 au début de 1987.(...)

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Un texte extrait du catalogue de l'Exposition "De sacrés pistolets" aux anciennes Halles au Viandes à Liège du 7 avril au 3 octobre 2004 au sujet d'un pistolet de luxe inventé en 1840 par un armurier de Cheratte :

L'armurier et inventeur Guillaume Mariette, de Cheratte, près de Liège, mit au point un type de pistolet à percussion permettant le tir à répétition. Dans ce cas, il n'y a pas de barillet qui tourne derrière le canon, sous l'action de la détente, comme dans un revolver, mais ce sont les canons eux-mêmes disposés en faisceau, qui accomplissent leur rotation. Les canons sont dévissables et peuvent donc se charger par l'arrière.

La détente en anneau fait pivoter les canons et provoque la percussion.

Les canons sont ici en damas et le bâti est damasquiné d'or. Les plaquettes de crosse sont en ivoire. En raison de sa forme particulière, ce type de pistolet porte le nom de "poivrière" dans le jargon des collectionneurs.

23:42 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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