26/11/2006

L'ESPACE LOISIRS

L'ESPACE LOISIRS

  

Photo : Francis Cornerotte (2004)

Ce grand terrain long de 135 mètres - situé au nord du quartier à hauteur du terminus des bus 6 et de la bretelle d'accès de l'autoroute - était voici des années consacré à la pratique du handball et sur la partie en pelouse on trouvait quelques jeux pour enfants, ce terrain était à l'abandon et les pouvoirs publics n'avaient ni les moyens ni l'envie d'y changer quelque chose.

En 1998, quelques Cherattois se réunirent pour se parler et parler de leur quartier, voir comment faire pour apporter un plus à celui-ci au plus grand bénéfice de tous les habitants. Sans entrer dans le détail, le projet Espace Loisirs fut lancé le 4 septembre 1998, 74 habitants, mais aussi une vingtaine de partenaires publics et privés, lançaient une des plus belles aventures vécues à Cheratte depuis des années. Ensemble, au moyen de réunions fréquentes, ils présentèrent un projet à la Fondation Roi Baudouin et celle-ci le prima. Comme il leur fallait avoir un statut juridique pour porter le projet, ces femmes et hommes de diverses origines, confessions, opinions, se constituèrent en ASBL : Cheratte Quartier de Vie.

 

 

En Belgique tout prend un certain temps pour se réaliser et ce n'est qu'en juin 2003 que l'Espace-Loisirs put être inauguré. Depuis, entretenu quotidiennement, le site accueille les jours de beau temps une foule de gens de tous les âges : un terrain de mini-foot, deux tables de ping-pong en dur, deux pistes de pétanque, des modules de jeux pour les enfants, un barbecue entouré de tables conviviales et une architecture de jardin des plus originales font de l'Espace Loisirs un des fleurons de la Ville de Visé et de toute la Basse-Meuse.

 

 

12:59 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2006

LE CANAL

LE CANAL

appelé aussi la darse

 

Le canal fut creusé en même temps qu'on bâtissait la cité de Cheratte (d'ailleurs c'est avec l'argile récupérée  dans ces travaux que l'on a fabriqué les briques destinées à la construction de la cité et de l'hôtel du Curé), c'était en fait le port du charbonnage, de là partaient des bateaux conduisant la houille cherattoise (anthracite) jusque Paris. Depuis la construction de l'autoroute la sortie vers la Meuse est impossible pour des bateaux de grand gabarit, le canal est donc devenu une zone essentiellement consacrée à la pêche, cet endroit mériterait d'être l'objet d'attentions en vue d'une reconversion axée sur le loisir non motorisé comme une école de voile par exemple.

 

11:46 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La cite de cheratte

La cité du charbonnage

Construite à partir de 1920, la cité fleurie comptait 200 logements pour les familles et 128 chambres pour céluibataires dans le phalanstère. Les briques ayant servi à construire les maisons et l'hôtel du curé proviennent essentiellement de l'artile récupéré lors du creusement du canal.

Cette cité était privée, elle appartenait au charbonnage et la vie y était règlée par les nécessités du charbonnage, ne pouvaient y vivre que les travailleurs du charbonnage et leur famille, la cité comportait à ses entrées de lourdes grilles qui étaient fermées la nuit et les "étrangers" à la cité étaient sévèrement contrôlés par des gardes.

La cité de Cheratte comportait plus de 300 logements quand elle a été rachetée au Charbonnage du Hasard par la Régionale Visétoise d'Habitations Sociales en 1978 et une première campagne de rénovations et constructions se termina en 1985. Encore actuellement des maisons sont dotées de salles de bain car il n'y en avait pas dans cette cité dont la construction première s'est achevée en 1929.

La cité est classée dans la liste du Patrimoine Wallon.

 

11:45 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le sarolea

Le Château Saroléa

  

Gilles de Saroléa (1617-1665), un charbonnier qui exploitait la houille dans la colline de Cheratte entreprit la construction du château dès 1643 en face de l'Eglise de Cheratte qui se trouvait au dessus de l'escalier du cimetière actuel.

 

Photo Brigitte Pirlet 

Il s'agit d'une importante construction de style mosan en briques, calcaire et tuffeau dont Saumery, en 1744, donne la description suivante : " Ce château est situé au pied des montagnes qui bordent la rive droite de la Meuse, dans un endroit où cette rivière s'en éloigne pour donner place à de riantes et fertiles prairies. Son premier abord n'offre qu'une enceinte de murailles, qui du côté de la montagne renferme une basse-cour, accompagnée d'une autre cour plus petite mais bordée de divers beaux bâtiments, dont le plus considérable est un gros corps de logis, flanqué de deux pavillons couverts en mansarde. Sa vue du côté de l'Occident est un grand et beau jardin dont la première partie est une terrasse en boulingrins, soutenue d'un mur de pierre, au milieu duquel est un beau perron orné des figures de Jupiter et Junon, grands comme nature, avec chacune un lion à ses pieds. Le jardin où il conduit est carré, orné d'ifs taillés en pyramides et palissades festonnées, son centre est marqué par un beau bassin de pierre, destiné à recevoir un jet d'eau. Le jardin, entièrement fermé de murailles, communique par une grille de fer à un autre jardin fermé de même...."

En fait, ce descriptif présente l'essentiel de ce qui reste du château de Cheratte en 2004, la première basse-cour n'existant plus puisqu'elle se trouvait au lieu de l'actuelle rue de Visé.

 

Sarolea de Cheratte Coupé: au 1, parti: a. d'argent au lion d'azur, armé et lampassé de gueules; b. d'argent à un arbre terrassé de sinople; au 2, d'or, à trois roses de gueules, boutonnées d'or. Sur le tout d'argent à un château couvert d'un toit pointu, flanqué de deux tours crénelées plus basses, le tout d'azur, la tour du milieu sommée d'un pennon de gueules, flottant à senestre, entre deux bannières d'azur ch. d'un sautoir d'argent. Casque couronné.

11:43 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2006

Le charbonnage

Le Charbonnage

 

Photo Francis Cornerotte 2004

Un peu d'histoire :

En 1848, les Saroléa et les frère Corbesier acquièrent la concession de Housse et fondent la Société Charbonnière de Housse qui creuse à l'emplacement actuel deux puits, l'un descendant à 170 m et l'autre à 250 m.

                            th_IMG_0051

 

Au sommet de la "montagne" on construit un puits permettant l'entrée et la sortie d'air. Vu leur situation en bord de Meuse les puits et galeries étaient souvent inondés. En 1872 la concession prend de l'extension sous l'impulsion de Georges Nagelmackers (créateur des wagons-lits) mais en 1877 un brusque coup d'eau coûte la vie à de nombreux mineurs. Cette inondation ne peut être maitrisée faute de moyens techniques et financiers. La Société est mise en liquidation.

 En 1905, les liquidateurs vendent la concession de Cheratte à la S.A. des charbonnages du Hasard à Micheroux qui sous l'impusion de la famille d'Andrimont et de son jeune directeur R. Henry était devenue une des sociétés les plus dynamiques de la région. Suite à une étude géologique permettant d'établir une possibilité d'extraction chiffrée à mille tonnes de houille maigre par jour (soit le double de la plupart des autres sièges du bassin liégeois), il est décidé de réentamer le processus d'extraction.

Vu sa situation en bord de Meuse et l'exiguïté des terrains disponibles il n'y avait pas de possibilité d'établir sur le site les installations nécessaires pour produire l'électricité pour alimenter l'exploitation, c'est ainsi qu'un raccordement électrique fut établi entre Micheroux et Cheratte. On construisit la tour actuelle, dite médiévale, de plus de 30 mètres de haut et de 12 mètres de côtés afin d'installer à son sommet la machine d'extraction. Celle-ci était actionnée par deux puissants moteurs à courant continu de 135 Kw sous 150 volts ce qui était une grande puissance pour l'époque, cette tour date de 1907.

On construisit en surface les ateliers nécessaire : la forge, la lampisterie, le triage, le magasin. Peu après on construisit une seconde tour à charpente métalique (appelée la tour anglaise) remplie de briques. Cette tour n'existe plus, démontée pour la ferraille par l'actuel propriétaire avant le classement du site, la tour en béton.quant à elle a été construite après la seconde guerre mondiale entre 1947 et 1950. 

  

 

A production constante (celle de 1977) il avait été calculé peu avant la fermeture du Hasard qu'il y avait encore pour 50 années de production charbonnière possible, mais à l'époque d'autres sources d'énergie se révélaient plus juteusement rentables. Dans les galeries innondées à jamais rouillent dans leurs caissons de bois au moins deux locomotives n'ayant jamais servi !

                               th_IMG_0096

 

18:49 Écrit par David Kever dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pourquois ce site?

La toile Internet est devenue depuis quelques années un des moyens les plus efficaces pour la promotion des activités humaines. A Cheratte, nous sommes quelques-uns à nous battre depuis des années pour le sauvetage des installations du charbonnage du Hasard et la mise en valeur du site et de ses abords mais aussi la reconversion socioéconomique du quartier de Cheratte-bas. Marcel Levaux, dernier Bourgmestre de Cheratte et, par ailleurs, Président de la locale de l'Association Culturelle Paul Renotte - coorganisatrice des activités des Journées du Patrimoine 2004 - est certainement la personne la plus convaincue et convaincante de nos aspirations.

 

Cheratte - depuis la fermeture en 1977 du charbonnage - vit une période de déclin avec tout ce qui accompagne la désertification économique d'un quartier. Malgré de nombreux efforts en interne tant par les pouvoirs publics que les habitants eux-mêmes, le quartier est sujet à des craintes de la part de nombreuses personnes de la région liégeoise. Craintes reposant essentiellement sur des problèmes d'insécurité, des "on-dit", des vérités toutes faites, des comparaisons avec d'autres quartiers multiculturels de la région liégeoise. Ce sentiment général d'insécurité existe aussi à Cheratte même s'il tend à s'estomper grâce à l'action de diverses associations locales. Peu à peu à l'extérieur on a moins peur de Cheratte, on s'aperçoit qu'on peut, là aussi, faire des choses constructives, positives et retisser les liens entre les gens.

L'outil Internet doit s'intégrer dans cet ensemble et les Journées du Patrimoine 2004 ont constitué un élément intéressant dans la perspective d'un redéveloppement global du quartier.

Nous voulions que ces journées soient un nouveau point de départ à une réflexion d'ensemble sur l'avenir de Cheratte dans la ville de Visé au sein de la métropole liégeoise. Ce site peut aider cette volonté, il ne s'est pas arrêté de fonctionner au dernier soir de ces journées 2004 et nous souhaitons que de nombreux cherattois et surtout d'autres personnes en deviennent des participants effectifs, actifs, afin qu'ensemble, par ce biais, nous puissions continuer d'oeuvrer pour l'avenir et le bien du quartier.

Ce site est devenu celui à part entière de la locale de Visé-Cheratte de l'ACPR, il est notre base de références en vue de ce que nous appelons le "projet 2007", à l'occasion du trentième anniversaire de la fermeture du charbonnage du Hasard

 

Hazard%20Cheratte3

 

18:28 Écrit par David Kever dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/11/2006

Un Web

 

 

 

 

Un site web de JACQUES CHAVALIER, l'annimateur de cheratte, un blog Super, cool, â aller voir aubsolument,

http://chevaljak.skynetblogs.be/

http://chevaljak2.skynetblogs.be/

Aller voir ces deux blog a lui super, merci pour votre générosités,

 

Voici qu'elle qu'un photo du CHARBONNAGE

 

 

La tour n°1

 

 Une vue de la tour n°2

 

â Bientôt sur mon blog, et vener nombreux, MERCI

21:35 Écrit par David Kever dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

AUTO STOP CHERATTE

 
Une idée simple
Pour faire "marcher"...la solidarité !
---------------------------------------------------------------------------------------
 
Il faut tout d'abord voir où l'on est pour se représenter la genèse de l'idée.
Cheratte, quartier de Visé, juste à côté de Liège, se compose de deux grands quartiers, l'un en bas, le long de la Meuse, l'autre au dessus de la colline. En bas on compte 2200 habitants et en haut près de 4000. Pour joindre le haut au bas et l'inverse il n'y a qu'une seule route carrossable : la Vieille Voie.
Son taux de déclivité est si fort que les courses cyclistes ne peuvent y passer.
Un chemin piétonnier aussi assez escarpé (la Voie Mélard) est le second moyen de transit. On compte encore ce que l'on appelle la "rue" Heyée qui n'est en fait qu'une sente à travers bois, non éclairée et quasi impossible à gravir pour le commun des passants.
 
Il faut aussi savoir que le quartier du haut est fort mal desservi par les transports en commun, des bus trop rares reliant Liège à Visé (40b), voire pas de bus du tout le dimanche. Alors que le bas de Cheratte compte deux lignes régulières, la 40a, reliant Visé à Liège et la ligne 6, reliant Cheratte au centre de Liège, via Wandre et Herstal.
 
Sur base de ces éléments nombre de gens se sont penchés sur des hypothèses pour améliorer la mobilité entre les quartiers du haut et du bas mais aussi les moyens de se déplacer sur un plus large spectre.
 
C'est ainsi que naquit mon idée, tout en me disant qu'elle ne pouvait qu'être un "pis-aller" à d'autres solutions plus efficaces telles une ligne de bus assurant régulièrement la jonction entre les deux quartiers.
 
UNE IDEE SIMPLE
 
L'autostop est déjà une réalité, et depuis bien des années. Nombre de personnes, des jeunes en majorité, se mettent devant la pharmacie au bas de la vieille Voie et attendent de voir passer une connaissance qui monte pour profiter d'un "lift". Mon projet constitue l'institutionnalisation de cet autostop via le placement d'un panneau annonçant la démarche des gens attendant près de lui (idem en haut de la Vieille Voie pour ceux qui descendent).
L'idée force étant que cette formule d'autostop pouvait consister en une démarche encourageant la solidarité entre automobilistes et piétons, de là l'idée de populariser l'initiative par les biais d'un toutes-boîtes et d'articles de presse. Il fallait en outre réaliser les panneaux, trouver un logo, prendre des foules de contacts. Tout cela fut fait et le matériel existe bel et bien même si sa mise en application est retardée.
 
L'aide précieuse de la Fondation Roi Baudoun permet de garantir "in fine" l'installation d'un système solidaire à peu de frais. En plus de ce qui était prévu au départ est venu s'ajouter ce site Internet qui constitue une modeste vitrine de mon projet.
 
Projet que j'espère pouvoir mettre définitivement sur rails après le vote du Plan Communal de Mobilité de Visé en espérant qu'il soit un COMPLEMENT UTILE plutôt qu'une "solution de remplacement".

21:12 Écrit par David Kever dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2006

LA BELLE FLEUR

Cheratte


Venant de Liège le visiteur rencontre les quartiers de Cheratte. Gilles de Saroléa en 1643 fit construire une belle demeure en style renaissance mosane. Le travail de la   mine a façonné ce coin de la vallée mosane. Un site exceptionnel d'archéologie industrielle s'offre à votre regard.  
Dressée sur la place, l'église rappelle le style italien. Sur les hauteurs, de nouveaux quartiers se sont développés.

bfleur.jpg (40985 octets)
BELLE FLEUR

De la Belle Fleur dressée au sommet de la colline, nous pouvons admirer le panorama de la vallée, si bien dépeinte par le chantre de la Basse-Meuse, Jean DONNAY.

17:55 Écrit par David Kever dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La rénovations a cheratte

regio

 

LA RÉNOVATION DE LA CITÉ DE CHERATTE

(Extrait d’un article de Georges Preud’homme et d’une note de l’architecte Jacques Lejeune et paru dans les Notices Visétoises, n°15 consacrées au logement social en Basse-Meuse)

I. Les problèmes.

La société agréée qui doit démêler l’écheveau du choix des immeubles à rénover, des mesures administratives à prendre, des problèmes sociaux, des problèmes techniques, de l’incidence financière d’une entreprise de rénovation, ne peut se faire aucune illusion sur la complexité des problèmes à résoudre.

Certaines solutions trouvées avant le démarrage des travaux s’avèreront d’ailleurs mal adaptées ou inefficaces en cours d’opération, surtout les dispositions concernant les cas sociaux. Visé s’est vue dans l’obligation de foncer dans la rénovation de la Cité de Cheratte.

Elle ne le regrette pas.

Cette opération, avec ses relents d’aventures, ne manque pas de piquant avec tous les défis qu’elle comporte. La société était cependant confrontée à pas mal de difficultés :

- Déterminer les logements à démolir (42 taudis) ;
- Déterminer les logements à rénover (222) ;
- Démolir un immeuble industriel (Charbonnage) ;
- Nettoyer provisoirement les jardins et abords (250 containers de 10 m3) ;
- Transformation d’un immeuble de 220 chambres (Hôtel du Curé) en appartements (28) ;
- Construction de 280 garages ;
- Construction d’annexes et d’abris de jardin (197) ;
- Construction de nouveaux logements (47) ;
- Remise en ordre et amélioration de l’équipement urbain ;
- Rénovation intérieure des logements (sanitaire, électricité, menuiserie, plafonnage, carrelage, etc.).

Ce menu copieux était en plus assaisonné par les avis de la Commission des Monuments et Sites, qui désirait classer le «Site». Faut-il ajouter que ce grand projet arrive à bonne fin grâce à la collaboration de toutes les Administrations concernées et notamment à celle de la Société Nationale du Logement devenue par la suite la S.W.L.

II. La méthode de travail.

Le choix des immeubles insalubres non améliorables à démolir et des immeubles insalubres améliorables a été réalisé par l’I.N.L. Un programme général à long terme a été ensuite établi.
Il comprenait dans l’ordre chronologique :

1. L’enlèvement des décombres et détritus et le nettoyage complet de la Cité d’une surface de
    11 ha. L’émondage de plus ou moins 600 arbres. Ces opérations ont été exécutées par des
    chômeurs remis au travail.

2. La rénovation extérieure des immeubles améliorables divisée en trois tranches de plus ou
    moins 70 logements. Cette opération était la plus urgente, afin d’arrêter la détérioration
    largement amorcée des habitations.

3. Parallèlement était mise en route la transformation de «l’Hôtel du Curé», qui abriterait la
    population des immeubles à démolir.

Cet immeuble, à l’origine très délabré, comprenait environ 220 cellules et une cantine. Il servait de logement aux ouvriers étrangers célibataires travaillant au charbonnage de Cheratte. Suivant le rapport d’expertise daté du 31.07.76 du receveur de l’Enregistrement, il valait 1.000.000,-frs. Ce bâtiment a été rénové et transformé en 28 appartements d’une et de deux chambres avec salle de bain. Le coût de cette opération se monte à 30.066.867,-frs hors TVA.
Le montant de la rénovation comprend les travaux de démolition, la rénovation proprement dite et les abords composés d’un grand espace vert, coupé d’allées devant la façade principale et d’une vaste cour à l’arrière.
Le principe de base dans la rénovation de cet immeuble était de conserver les massifs de maçonnerie principaux et de n’abattre que les cloisons secondaires. Ceci a parfois donné lieu à des pièces plus grandes de forme particulière, mais qui finalement avaient tout leur cachet dans le cadre de l’immeuble et créaient un jeu de volume original. L’aspect extérieur du bâtiment a été rigoureusement respecté et il est resté planté au milieu des arbres existants. La distribution d’eau chaude sanitaire est assurée par boeller électrique nuit.
Une centrale de chauffage au gaz, entièrement automatique alimente les appartements et les communs.
Le coût de l’énergie est réparti à l’aide de compteurs de chaleur. Elle se monte en moyenne à 24.800,-frs par an et par appartement. Le délai d’exécution était de 300 jours calendrier, il a été prolongé de 40 jours.

4. Vient alors la construction des garages et des abris de jardin, qui rendront possible la   
    démolition de toutes les constructions sauvages élevées par les habitants.

5. Enfin suivra la construction de 47 nouveaux logements dans lesquels seront transférées les
    familles dont la maison est à rénover intérieurement.

6. C’est à ce moment également que seront exécutés par tranche, les travaux d’infrastructure :
    égouts, eau, gaz, électricité et téléphone, placés dans une même tranchée.

7. Finalement les revêtements des chaussées seront réparés et les abords des logements
    aménagés.

L’importance de ce programme est à souligner. Il permet de garder la tête froide sans perdre de vue la marche générale du planning, tout en étudiant le détail des opérations à effectuer dans chaque tranche de l’ouvrage.

Au risque de nous répéter, nous pensons que la seule façon d’en sortir, sans trop de dommage, et pour les habitants et pour la Société, consiste dans le fractionnement correctement exécuté d’un programme général à long terme prévu avant toute exécution.

Une telle méthode, plus lente au démarrage, raccourcit les délais, évite les répétitions et les travaux inutiles.

A titre d’exemple, la Cité a été acquise en 1978, le programme s’exécute, la construction des 47 nouveaux logements débutera au printemps 82 et les deux dernières tranches sont à l’étude, à savoir : la rénovation intérieure et les travaux d’infrastructure.

III. Les points délicats

L’aspect social.

La solution des problèmes sociaux demande une patience infinie et une persévérance à toute épreuve. Le doigté et la délicatesse associés à une certaine fermeté seront les conditions indispensables dans les relations avec les habitants.

Dès l’achat de la Cité, les locataires, qui sont des émigrés pour 80% de la population, ont été prévenus à toute occasion par des réunions de quartier.

Il leur a été expliqué les raisons et la façon dont le site sera rénové.

A ce stade l’accord est unanime pour le changement.

Mais lorsque les habitants sont invités expressément à nettoyer et déblayer leur parcelle, ou s’ils sont convoqués à une opération collective de nettoyage avec apport de containers, les attitudes deviennent plus réticentes. Les réactions sont tantôt positives, tantôt négatives.

Un élan spontané lance parfois une opération, mais quelques réactionnaires bloquent les meilleures intentions.

Depuis la parution de cet article, les dernières tranches de rénovation prévues, sont à présent terminées.

Les logements sont ainsi équipés d’une nouvelle installation électrique conforme et les anciennes portes et fenêtres métalliques ont fait place à des châssis P.V.C.

Les 2 blocs de 12 appartements, rue du Port et rue du Curé, sont actuellement en cours de rénovation complète.

11:42 Écrit par David Kever dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2006

Une journée bien remplie

dimanche5novmarche 007La photo est floue, c'est fait exprès. Cela se passe intra-muro au Charbonnage du Hasard à Cheratte ce matin. 43 visiteurs à l'appel du Groupes Découvertes, plus 8 amis hollandais et belges photographes et nous, Manu, Jacques et moi, les locaux de l'étape.

dimanche5novmarche 010Une visite qui en aura marqué certain(e)s aux fonds des tripes quand on retrouve sur des livres des noms, qui d'un père, qui d'un oncle, d'une connaissance ayant travaillé en 1967 là disparu ajourd'hui. Emoi et révolte aussi de voir laissé à rien un tel patrimoine.

dimanche5novmarche 019

Et, l'après-midi, une bonne trentaine sur les 9 kms d'une marche à travers Cheratte. Une réussite à mettre à l'actif du groupe "Découvertes" et de la locale de Cheratte de l'ACPR !

22:24 Écrit par David Kever dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |