19/11/2006

Le charbonnage

Le Charbonnage

 

Photo Francis Cornerotte 2004

Un peu d'histoire :

En 1848, les Saroléa et les frère Corbesier acquièrent la concession de Housse et fondent la Société Charbonnière de Housse qui creuse à l'emplacement actuel deux puits, l'un descendant à 170 m et l'autre à 250 m.

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Au sommet de la "montagne" on construit un puits permettant l'entrée et la sortie d'air. Vu leur situation en bord de Meuse les puits et galeries étaient souvent inondés. En 1872 la concession prend de l'extension sous l'impulsion de Georges Nagelmackers (créateur des wagons-lits) mais en 1877 un brusque coup d'eau coûte la vie à de nombreux mineurs. Cette inondation ne peut être maitrisée faute de moyens techniques et financiers. La Société est mise en liquidation.

 En 1905, les liquidateurs vendent la concession de Cheratte à la S.A. des charbonnages du Hasard à Micheroux qui sous l'impusion de la famille d'Andrimont et de son jeune directeur R. Henry était devenue une des sociétés les plus dynamiques de la région. Suite à une étude géologique permettant d'établir une possibilité d'extraction chiffrée à mille tonnes de houille maigre par jour (soit le double de la plupart des autres sièges du bassin liégeois), il est décidé de réentamer le processus d'extraction.

Vu sa situation en bord de Meuse et l'exiguïté des terrains disponibles il n'y avait pas de possibilité d'établir sur le site les installations nécessaires pour produire l'électricité pour alimenter l'exploitation, c'est ainsi qu'un raccordement électrique fut établi entre Micheroux et Cheratte. On construisit la tour actuelle, dite médiévale, de plus de 30 mètres de haut et de 12 mètres de côtés afin d'installer à son sommet la machine d'extraction. Celle-ci était actionnée par deux puissants moteurs à courant continu de 135 Kw sous 150 volts ce qui était une grande puissance pour l'époque, cette tour date de 1907.

On construisit en surface les ateliers nécessaire : la forge, la lampisterie, le triage, le magasin. Peu après on construisit une seconde tour à charpente métalique (appelée la tour anglaise) remplie de briques. Cette tour n'existe plus, démontée pour la ferraille par l'actuel propriétaire avant le classement du site, la tour en béton.quant à elle a été construite après la seconde guerre mondiale entre 1947 et 1950. 

  

 

A production constante (celle de 1977) il avait été calculé peu avant la fermeture du Hasard qu'il y avait encore pour 50 années de production charbonnière possible, mais à l'époque d'autres sources d'énergie se révélaient plus juteusement rentables. Dans les galeries innondées à jamais rouillent dans leurs caissons de bois au moins deux locomotives n'ayant jamais servi !

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18:49 Écrit par David Kever dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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